Vieille encoignure

 

 

 

Viejo rincón

Viejo rincón de mis primeros tangos,
donde ella me batió que me quería;
guarida de cien noches de fandango
que en mi memoria viven todavía.. .
¡Oh, callejón de turbios caferatas
que fueron taitas del mandolión!
¿Dónde estará mi garçonniere de lata,
testigo de mi amor y su traición?

Hoy vuelvo al barrio que dejé
y al campanearlo me da pena…
No tengo ya mi madrecita buena,
mi rancho es una ruina; ya todo se acabó.
Porque creí loco de mí,
por ella di mi vida entera…
También mi fe se convirtió en tapera
y sólo siento ruinas latir dentro de mí.

De un tango el vaivén
da vida a un amor;
de un tango al vaivén
nos hacen traición.

Cuando te quiebras en una sentada
juntando tu carita con la mía,
yo siento que en la hoguera de algún tango
se va a quemar mi sangre el mejor día.
Viejo rincón de turbios caferatas,
que fueron taitas del mandolión,
¿dónde estará mi garçonniere de lata,
bulín mistongo que fue mi perdición?
Del fuelle al son, suena un violín
en el tablao de una cantina
y en un bulín que está al doblar la esquina
los taitas aprovechan el tango tentador.
¿Pa qué soñar? ¿Pa qué volví
al callejón de mis quereres,
a revivir el mal de esas mujeres,
sus risas, sus caricias, la farsa de su amor?

De un tango el vaivén
da vida a un amor;
de un tango al vaivén
nos hacen traición.

Roberto Lino Cayol, 1925

Vieille encoignure

Vieille encoignure de mes premiers tangos
Où elle me déclarait son amour ;
Antre de mille nuits de fête
Qui dans ma mémoire sont encore vivantes.
Ô ruelle aux glauques cafés
Qui furent les rois du bandonéon !
Où est ma chambrette minable
Qui fut témoin de mon amour et de sa trahison.

Voilà que je reviens au quartier que j’ai quitté
Et le chanter me fait souffrir…
Je n’ai plus ma bonne petite maman,
Mon banquet est miteux ; tout est fini.
Parce que je l’ai crue, pauvre cinglé,
J’ai donné toute ma vie pour elle…
Et aussi ma foi est tombée en ruines
Et mon cœur bat dans les décombres.

D’un tango le va-et-vient
Donne la vie à un amour.
Au va-et-vient d’un tango
Ils nous trahissent.

Quand tu te cabres en une sentada
Unissant ton cher visage au mien,
Je sens que dans le foyer de quelque tango
Mon sang va brûler au meilleur jour.
Ô ruelle aux glauques cafés
Qui furent les rois du bandonéon !
Où est ma chambrette minable,
La piaule misérable qui fut ma perte ?
Du bandonéon le son, et sonne un violon
Sur les planches d’un bistrot
Et dans une chambre qui est au coin de la rue
Les caïds profitent du tango tentateur.
Pourquoi faire de la musique ? Pourquoi suis-je revenu
A la ruelle de mes amours,
Revivre le mal que m’ont fait ces femmes,
Leurs rires, leurs caresses, la farce de leurs amours ?

D’un tango le va-et-vient
Donne la vie à un amour.
Au va-et-vient d’un tango
Ils nous trahissent.

Traduction Michel Balmont

 

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