Interview d’Enrique Santos Discépolo

 

Que demander à l’un des maîtres du tango ? sinon de le prier de nous indiquer comment se fait un tango…

Comment faire un tango ! Oh, c’est très simple : en sifflant me répondit-il vivement et un peu ironique, et il ajoutait : le sifflement est au tango ce que l’eau est au poisson ! Je m’explique : tout tango qui n’est pas sifflé par le peuple est un tango mort d’avance. On se rend compte du succès d’un tango par la proportion dans laquelle il est sifflé ! Quand je désire faire un tango, je commence par siffler un motif quelconque, une phrase, un motif et je continue tout le jour et quand je le tiens bien, il n’y a plus qu’à l’écrire, à l’imprimer et à l’enregistrer. Le secret du succès c’est de faire un tango quand le public en a besoin.

Mais est-ce vraiment difficile de composer un tango ?

Pas du tout. Pour moi au moins. Il doit y avoir une union très étroite entre les paroles et la musique. Par exemple, dans Yira Yira, il y a autant d’amertume dans les paroles que dans la musique.

Qu’est-ce qui est le plus difficile dans le tango ?

C’est tout d’abord trouver le thème et ensuite… trouver la personne qui le chantera comme on le désire et comme on le pense.

Comment s’exprime le mieux le tango ? Quand on le joue, quand on le chante ou quand on le danse ?

Un tango a toujours une grâce particulière [su favor] si on l’interprète bien. Il faut qu’il soit bien joué et chanté avec émotion et dansé sans gesticulations [sin aspaviento] ! parce que le tango est une danse très sérieuse. Le tango ne permet pas les blagues ni les fantaisies. Le tango est tout amour, tout souvenir, toute chimère.

Interview J. Weissmann

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