Les codes du cours

 

Se préparer
Aller prendre un cours de danse n’est pas une activité anodine, surtout quand il s’agit de Tango argentin.

Prévenir
Il ne viendrait à l’idée de personne d’envisager un tennis sans prévenir son partenaire ni réserver un court. Le premier réflexe, en début d’année, est de prendre les coordonnées de son ou sa partenaire, et de le prévenir en cas d’impossibilité d’assister au cours.

couple de danseursArriver à l’heure
La ponctualité est la politesse des rois, mais c’est aussi le devoir des élèves (et du professeur). Sauf accord de l’enseignant ou habitudes du cours, commençant par exemple par plusieurs tangos d’échauffement, l’arrivée en continu d’élèves en retard perturbe le groupe et le déroulement de la séance. Les cours débutent par des exercices d’équilibre ou de travail de fond sur un déplacement. Ces exercices sont parfois fastidieux, comme le sont les gammes d’un pianiste. Mais s’en dispenser en arrivant juste après, et se croyant trop bon danseur.euse pour en avoir besoin, est une grave erreur. La marche, qui à priori serait la technique la plus aisée du monde, est en réalité la plus difficile et doit continuer à être travaillée pendant des années.

Rentrer dans la salle

La salle est un lieu commun, qui de ce fait demande à tous un minimum de respect et de propreté. Rentrer sans faire de bruit et éviter les conversations bruyantes quand le cours précédent est en train de se terminer, c’est respecter les autres. S’essuyer les pieds c’est se respecter soi-même en n’acceptant pas de venir dans un lieu sale ou abîmé.

Apprendre et écouter
La première règle concernant les élèves est d’écouter et de regarder. Évitez de parler avec un voisin pendant les explications, ou d’aller aux toilettes pendant que l’enseignant montre l’exercice. Ce sont toujours ces élèves-là qui monopolisent le temps de l’enseignant pour leur expliquer, à nouveau, ce qu’ils n’ont pas écouté.

couple de danseursLes partenaires
Le/la partenaire n’est pas un accessoire tout juste bon à permettre sa réussite personnelle. C’est l’écoute et le travail du couple qui permet le succès individuel. « Engueuler » l’autre ne résout rien, cela aggrave seulement la situation. Attention aux couples constitués où le rapport de force peut s’inverser sur la piste de danse, transformant la pratique en règlement de compte. Enfin si un.e élève n’arrive pas à exécuter une technique avec tous les autres partenaires, c’est vers lui-même qu’il doit concentrer son attention, et non accuser la terre entière d’incompétence.
Changer de partenaire est indispensable pour un bon apprentissage, même si on doit toujours danser ensuite avec la même personne. En effet, l’objectif de réussite amène naturellement à la compensation mutuelle des défauts à l’intérieur d’un couple. Changer de partenaire met en évidence ces défauts et permet de les corriger. Bien sûr c’est beaucoup moins confortable, mais c’est justement le but de l’exercice. S’en priver, c’est parfois progresser plus vite au début, et se bloquer beaucoup plus loin dans l’apprentissage, prisonnier de défauts rédhibitoires non corrigés.
Il n’y a pas de mauvais.e partenaire, dés lors que celui-ci fait preuve de bonne volonté. On apprend parfois plus avec un.e « mauvais.e élève » ou un.e débutant.e qu’avec un.e partenaire confirmé.e. En effet ce dernier corrigera ou compensera (voire guidera) inconsciemment, tous les défauts qu’un.e débutant.e ou élève moins avancé.e ne verra même pas. Pour les cavaliers, danser avec une débutante est un excellent test sur la valeur de son guidage.
Mesdames soyez indulgentes ! Moins rompus aux exercices de la danse les hommes ont un double travail à réaliser : se gérer eux-mêmes, et gérer les évolutions du couple ; même sans parler de guidage, le simple fait d’un poids généralement supérieur chez le cavalier fait que la moindre erreur de celui-ci se répercute chez la cavalière et empêche le mouvement. Les garçons en sont très vite conscients et peinent terriblement en début d’apprentissage. Méfiez-vous, au fil du temps le niveau de difficulté s’équilibre, voire s’inverse. Chouchoutez les débutants, vous aurez demain des cavaliers.

Après le courscouple de danseurs
Le but premier d’un cours de danse est de permettre aux élèves de se retrouver dans un lieu de pratique. N’ignorez pas votre partenaire de cours, et faites-lui le plaisir d’une danse : l’apprentissage à la séance suivante en sera grandement facilité.
C’est vrai que danser avec un.e bon.ne cavalier.ère est agréable, mais refuser ceux qui ne sont pas de « son niveau », est une preuve d’orgueil et de stupidité. La danse en société n’est ni une exhibition (à usage de son ego), ni un plaisir à son seul usage (encore l’ego). De même, « tuer » son, ou sa partenaire, en lui imposant des évolutions qu’il/elle ne peut assumer, est aussi faire preuve d’égocentrisme, et vouloir écraser n’est finalement que le signe caractéristique de celui qui cherche à compenser son propre complexe d’infériorité. Danser c’est d’abord être deux, et le vrai danseur saura trouver son plaisir et le faire partager à n’importe qui en sachant adapter sa technique, et en privilégiant sensibilité et écoute de la musique. Danser c’est partager.

 

 

Emprunté (avec leur accord) à nos amis de Marseille Tango : Les Règles du Savoir Vivre dans un Cours de Danse

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